vivre l'instant présent au quotidien

“A consommer avec modération.”

Dès que l’on parle d’alcool dans une émission de radio ou de télévision, on s’empresse de mentionner la citation “A consommer avec modération”. Cette citation est d’ailleurs obligatoire. En fait, nous allons voir que cette recommandation peut s’appliquer pour tous les domaines de la vie et je propose d’en voir quelques exemples. Cela nous permettra de voir que l’on peut profiter des avantages que nous propose la vie que dans la mesure où on les consomme avec modération, sans excès.

  • La passion effrénée du cinéma.

En ce qui me concerne, je suis passionné de cinéma. Vous avez pu vous en rendre compte grâce au défi “30 jours, 30 films” où j’ai pu proposer 30 films qui m’ont particulièrement marqué. Cette liste est loin d’être exhaustive. Je pourrais continuer ainsi longtemps à proposer d’autres films. Des titres me sont encore revenus depuis que j’ai terminé mon défi. Pendant à peu près cinq ans, les circonstances ont fait que je n’ai pas pu voir de films au cinéma. Bien sûr, je pouvais en voir de temps en temps à la télévision, grâce à des DVD. Cependant, je trouve que voir des films dans de telles conditions, ce n’est pas du tout la même chose que les voir dans une salle de cinéma. J’ai déjà évoqué ce problème dans un article précédent. Lorsque je suis retourné en France, j’ai été pris d’une véritable frénésie. Pendant deux ans ou trois, je suis allé au cinéma tous les jours ; je voyais un film par jour. J’assouvissais là une véritable passion. Je dévorais littéralement les films. Tous les genres y passaient. Cependant, une réalité s’est petit à petit imposée : je me suis rendu compte que je voyais beaucoup de films sans intérêt, de vrais navets. Petit à petit, le plaisir s’émoussait.

  • La modération d’une passion.

Un jour, avant la projection du film, je regardai la bande-annonce d’un film qui me parut particulièrement affligeant. Je me surpris alors à  penser : “Dire qu’il va falloir que je me paie ce navet. Quel désastre ! Comment peut-on imaginer de telles inepties ?” Je pris subitement conscience de ma réflexion intérieure et je réalisai subitement que rien ne m’obligeait à aller voir ce film. Je me suis dit : “Puisque c’est comme ça, je n’irai pas voir ce film. Je veux reprendre ma liberté intérieure”. Je pris conscience que le fait d’aller au cinéma était devenue une corvée. Je décidai alors de choisir les films que j’irais voir, en choisissant des films qui me plaisent et non pas en ingurgitant n’importe quoi. Depuis cette période, je ne vois plus que deux ou trois films par semaine. J’ai retrouvé ma passion du cinéma. Peut-être pensera-t-on que deux ou trois films par semaine est un rythme soutenu. Cependant, je peux découvrir davantage de films intéressants et enrichissants. Il m’arrive parfois d’être déçu, mais nettement moins que lorsque j’allais au cinéma quotidiennement. Le plaisir retrouvé au cinéma est sans aucun doute lié au fait d’avoir ralenti mes ardeurs. Je goûte davantage aux émotions diverses que je peux ressentir.

  • Une passion gastronomique.

Je pense aussi à un autre domaine où la modération permet d’apprécier un moment de convivialité. Je pense à la gastronomie. J’aime beaucoup fréquenter les restaurants. Cependant, je les apprécie d’autant mieux que j’y vais modérément. Lorsque j’ai choisi un moment, j’apprécie particulièrement cet instant où je goûte les saveurs qui s’offrent à nos papilles. Les goûts évoquent telle ou telle émotion, évoquent des souvenirs de notre enfance. Imaginons que je sois amené à fréquenter tous les jours les restaurants, même les meilleurs, je pense qu’au bout d’un certain temps, un dégoût finira par s’installer et on finira par ne plus apprécier le travail d’orfèvre exécuté même par les plus grands chefs. Je me suis ainsi proposé de m’offrir un restaurant d’exception au rythme d’un par mois. J’ai constaté que le fait de raréfier ces instants de plaisir aiguisaient mes sens. Quand je pense, deux ou trois jours avant le repas, aux plaisirs que je vais découvrir, un sentiment de bien-être me comble de joie et, le moment venu, je profite à plein du temps présent.

  • Eloge de la modération.

Ces deux exemples montrent bien,à mon avis, l’importance de la modération. On voit bien que si l’on tombe dans l’excès, on ne profite plus des joies que peuvent procurer de tels instants. Au contraire, une certaine tristesse peut même nous envahir. Sans doute, vous aussi, vous avez fait l’expérience de tels moments. Avez-vous ressenti la différence entre un plaisir exercé modérément et ce même plaisir vécu dans l’exagération ? Vous pouvez partager votre expérience dans les commentaires ci-dessous.

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Pourquoi vouloir réinventer la roue ?

  1. Article très intéressant et sujet très original.
    En effet, tout ce qui est consommé à outrance, le pire comme le meilleur, devient néfaste à la longue (la drogue, l’alcool, les écrans, mais aussi le sexe, l’argent, la gentillesse si les gens en abusent, le travail, etc).
    Même dans l’alimentation, on s’aperçoit que même les aliments dits “healthy”, s’ils sont consommés en trop grandes quantités, peuvent devenir dangereuses…

    • Jean-Michel Albert

      Merci pour votre commentaire. Effectivement, ce concept peut s’appliquer dans de nombreux domaines.

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