En 1984, est sorti un film américain “Amadeus”, réalisé par Milos Forman, qui nous a quittés en avril 2018. Ce film m’a beaucoup surpris lorsque je l’ai découvert pour la première fois. Ce n’est qu’au bout de deux ou trois visionnages que j’ai pu pleinement entrer dans son atmosphère très particulière. Amadeus est brillamment interprété par Tom Hulce et son ennemi supposé Salieri par F. Murray Abraham.

La musique du film est composée d’oeuvres de Mozart. C’est ainsi qu’on peut entendre des extraits de la Flûte Enchantée, de Don Giovanni, du Requiem, des Noces de Figaro ou de l’Enlèvement au Sérail, pour ne citer que les principales pièces proposées tout au long du film.

Le scénario se présente comme un “biopic” (terme que je n’aime pas) de Mozart. Cependant, le film prend beaucoup de liberté avec la réalité et nous propose de nombreuses diversions. Cependant, cela ne nuit en rien à la qualité du film. Il commence avec le repentir désespéré d’un rival de Mozart, Salieri. Il a tenté de se suicider car il est pris de remords pour avoir tenté de nuire à la carrière de Mozart. Alors qu’il s’acharnait à produire des oeuvres de qualité, il est devenu jaloux du jeune prodige Mozart qui composait des oeuvres avec une facilité déconcertante. Salieri voit là un obstacle à sa carrière et il consacrera sa vie à vouer une haine inextinguible à Mozart et à tenter de lui mettre des bâtons dans les roues. Il fera croire qu’il est son ami pour essayer de percer les secrets de son talent.

En réalité, les deux hommes n’étaient pas ennemis, bien au contraire. Ils se respectaient et s’appréciaient. On nous présente également un Mozart fantasque, espiègle, voire même par moment, vulgaire, lorsqu’il fait des jeux de mots douteux ou par son comportement. On découvre un Mozart libre d’esprit, conscient de son talent, en profitant même pour prendre des libertés avec le protocole.

C’est justement cette liberté vis à vis de l’histoire qui m’a surpris, voire gêné lorsque j’ai découvert le film pour la première fois. J’avais l’impression qu’on nous présentait un Mozart antipathique, qu’on tentait de nous le décridibiliser. Cependant, la qualité des interprétations me plaisait par dessus tout. J’ai alors voulu revoir ce film en l’abordant d’une autre manière, en m’attachant principalement à la musique. J’ai alors eu l’impression que le scénario adopté mettait encore plus en valeur la musique de Mozart. Le parti pris du réalisateur était de faire ressortir le génie de Mozart en nous proposant un personnage fourbe et désagréable.

Le moment où Mozart, malade, à l’article de la mort, dicte son Requiem à Salieri est un morceau d’anthologie. On croit assister à une véritable leçon de musique. Cette séquence devrait être proposée en classe de musique pour analyser le passage proposé. Tandis qu’on assiste à la naissance de cette musique, les notes prennent forme sur la partition, les arpèges se succèdent. On entend la musique naître dans le cerveau fiévreux de l’auteur. Salieri s’acharne en même temps à se faire préciser des détails, à ne rien vouloir perdre des accords subtils, sans se soucier de la santé chancelante de son rival. J’ai appris plus tard que cette scène avait été complètement improvisée. Pendant le tournage de cette scène, Hulce et Abraham possédaient une oreillette qui leur envoyait la musique et les répliques. A un moment donné, le son fut coupé à cause d’un problème technique. Hulce était complètement affolé car il perdit ses moyens et en oublia ses répliques. Cela donne un résultat tout à fait inattendu.

A juste titre, ce film a fait l’objet de nombreuses récompenses internationales, dont huit oscars et le césar du meilleur film étranger.

Vous pouvez avoir une première idée de ce chef d’oeuvre en découvrant la bande annonce du film :

bande annonce amadeus – Recherche Google

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