Il existe des films qui ne prennent pas une ride et, bien qu’ils soient anciens, on prend toujours beaucoup de plaisir à les regarder, à les déguster. C’est le cas pour notre film du jour “Autant en emporte le vent”. Il date en effet de 1939. Il a été réalisé par Victor Fleming, avec la collaboration de grands noms du cinéma, George Cukor et Sam Wood. Les principaux interprètes en sont Vivian Leigh, Clark Gable, Olivia de Havilland et Leslie Howard.

Il s’agit là d’un drame empli de passion, où la haine et l’amour s’entremêlent étroitement. Paradoxalement, on pourrait dire que la haine qui se dégage parfois entre nos personnages est animée par le grand amour que peuvent éprouver nos héros. Il en ressort des relations complexes, mouvementées, animées par une très grande passion qui motive les personnages.

L’action se déroule au moment de la guerre de Sécession, aux Etats-Unis. On y assiste aux amours tumultueuses de Rhett Buttler, interprété par Clark Gable, cynique à souhait, et de Scarlett O’Hara, interprétée par Vivien Leigh, déterminée dans ses actions et prête à tout pour arriver à ses fins. Parallèlement, nous sommes touchés par le dévouement de Mélanie  Hamilton, interprétée par Olivia de Havilland, pleine de bonté et très vertueuse qui vient souligner les caractères abrupts de Scarlett et de Rhett Buttler.

Le film peut se décomposer en quatre parties bien distinctes. S’agissant d’un des tous premiers films en couleurs, le réalisateur en a profité pour mettre en pratique cette nouvelle technique en utilisant des couleurs dominantes pour chacune des quatre parties. La première partie est à dominante verte : elle évoque la fertilité d’une civilisation à son apogée. La deuxième partie est en rouge ; elle est empreinte de sang, de rage et de colère, de la jalousie de Scarlett et de feu destructeur, comme le montre l’incendie d’Atlanta. La troisième partie est faite de couleur terne : marron, brun, les couleurs de la sécheresse et de l’infertilité de l’après guerre. Enfin, la quatrième est baignée de noir, symbolisant la mort. En parallèle, l’arbre de Tara évoque aussi les différents changements de période : il est tantôt fleuri, tantôt nu. (1)

Tout au long du film, on voit évoluer le caractère des protagonistes, en fonction de la progression de l’histoire. Nous assistons principalement au cheminement de Scarlett O’Hara face à l’histoire et face à ses partenaires. Son caractère déterminée, est accentué face au caractère plutôt doux et bienveillant de Mélanie. Petit à petit, ces deux personnages apprennent à s’estimer au fil des conflits qui les opposent et finalement les réunissent. La résolution de Scarlett est de plus en plus affirmée vis à vis de la demeure familiale Tara, dès que la propriété est mise en péril. Elle défend alors bec et ongles la propriété malgré les dangers encourus.

Malgré des caractères opposés, Rhett Butler et Scarlett O’Hara semblent faits pour s’entendre. Tout au long du film, ce ne seront qu’oppositions et tracasseries qui, finalement, viennent dissimuler le grand amour qu’ils peuvent éprouver l’un pour l’autre mais dont ils se rendront compte que trop tard.

A noter enfin le caractère plein de bon sens de la nounou de Scarlett. C’est le seul personnage qui arrive à la comprendre et à la soutenir dans ses épreuves.

Ce film est donc, à mon sens, un grand film romantique, rempli de péripéties sur fond historique de la guerre de Sécession. Pour en découvrir la bande annonce cliquez ci-dessous :

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(1) Ce paragraphe est très largement inspiré d’un article paru dans Wikipédia.

 

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