Le film “Barry Lyndon” est sorti en 1975. Il a été réalisé par Stanley Kubrick. Lorsque j’ai découvert ce film, je commençais ma vie parisienne. Il m’a beaucoup marqué. Il raconte l’ascension et la décadence d’un “Rastignac” irlandais, pendant la fin du XVIIIème siècle. Après être monté dans les hautes sphères de la société anglaise, on verra notre héros sombrer lamentablement dans la déchéance.

Tout d’abord, j’aimerais dire un mot de présentation sur le réalisateur Stanley Kubrick. Très exceptionnellement, j’admire toutes ses réalisations, sans exception. Tous ses films sont particulièrement travaillés, soignés. tout est étudié. Le moindre plan, la moindre scène, les moindres mouvements de caméra, c’est une vraie délectation. Il faut dire que Stanley Kubrick a réalisé peu de films, mais quels films ! En gros, il en a fait un tous les sept ou dix ans. Il y en a peu, mais ils sont de très haute qualité, quels que soient les genres ou les thèmes abordés.

Bien que ce film dure près de trois heures, on ne voit pas le temps passer. Ryan O’Neal, l’interprète du héros, nous livre un Barry Lyndon tout en finesse, personnage sans scrupule, usant de tous les moyens pour parvenir à ses fins. Je l’avais déjà remarqué, à l’époque, lorsqu’il avait interprété le rôle principal de “Love story”. Marisa Berenson se place également dans un même registre émotionnel dans le rôle de la comtesse de Lyndon. Elle nous restitue une femme résignée, se laissant petit à petit dominer par le caractère influent du fils de son premier lit. Celui-ci travaillera à la déchéance et à la perte de son beau-père.

J’ai été enthousiasmé par les décors du film. Nous découvrons des paysages somptueux. Nous avons l’impression d’évoluer dans des tableaux lumineux grâce à des reconstitutions très soignées, avec le souci d’être fidèle à l’époque où se situe l’histoire. Une mention tout à fait spéciale doit être faite concernant la lumière. Toutes les scènes ont été tournées en lumière naturelle. Il a fallu recourir à des caméras ultra sensibles pour pouvoir restituer une telle lumière. Les scènes d’intérieur, réalisées dans la pénombre, n’ont été filmées qu’à la seule lumière des bougies. Pour cela, le réalisateur utilise un matériel sophistiqué d’objectifs de caméra très lumineux mis au point pour la NASA. Il s’agit là d’une véritable performance. Le résultat est stupéfiant. Nous entrons plus facilement dans l’intimité des personnages et nous avons l’impression de n’être que les seuls témoins des scènes qui se déroulent devant nous.

La musique du film a également été soigneusement choisie et adhère parfaitement à l’ambiance du film. Des musiques guerrières accompagnent les scènes de bataille. Des musiques mélancoliques et épiques soulignent les scènes intimistes et tragiques. Pour ne citer que quelques exemples, j’ai été ému lors de la scène de la mort et de l’enterrement du fils de Barry Lyndon. On y entend la célèbre Sarabande de la Suite n° 11 en ré mineur de Georg Friedrich Haendel. Cette musique m’avait tellement ému que me la passait volontiers plusieurs fois en boucle pendant plusieurs jours. Aujourd’hui encore, lorsque j’écoute ce morceau, je revois immanquablement cette scène tragique qui marque les débuts de la déchéance et de la décadence de notre héros.

Il y aurait tellement à dire sur ce film que plusieurs articles mériteraient d’y être consacrés. Je me suis donc attaché à partager ce qui m’avait le plus marqué et encore, sans doute, il y a des détails importants qui m’échappent et que tel ou tel aura relevé.

Découvre la bande-annonce du film en cliquant ci-dessous sur le lien :

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