vivre l'instant présent au quotidien

Docteur Jivago.

Des paysages immenses avec de grandes étendues enneigées. Ce sont les images principales qui me restent du film “Docteur Jivago” de David Lean, sorti en 1965. David Lean avait déjà réalisé trois ans auparavant “Lawrence d’Arabie”, film dont nous avons déjà parlé au tout début de notre défi “d’un film à l’autre – 30 jours, 30 films”. Là, nous retrouvons le même souffle épique d’une aventure romantique se déroulant cette fois-ci dans le froid, sous la neige. Le film nous raconte l’épopée amoureuse du docteur Jivago et de Lara, sur fond historique de la révolution bolchevique pendant la première moitié du XXème siècle.

La musique joue un rôle important, grâce à une balalaïka, qui sert de fil conducteur et dont le thème principal ponctue régulièrement le film. Ce thème s’intitule “La chanson de Lara” devenu très célèbre. Maurice Jarre, le compositeur, a su restituer une mélodie romantique qui contribue beaucoup à la nostalgie qui se dégage de ce film. Il avait déjà collaboré avec succès avec le réalisateur David Lean dans “Lawrence d’Arabie”. Il en ressort une complémentarité fructueuse qui donne au film une certaine aura. Cette collaboration sera renouvelée avec deux autres films “La fille de Ryan”, sorti en 1970, puis enfin “La route des Indes”, sorti en 1984. Cependant, ces deux derniers films n’atteignent pas la somptuosité des deux premiers films.

Peter O’Toole avait été pressenti pour interpréter le rôle du docteur Jivago. Cependant, il avait refusé le rôle, car il ne souhaitait pas renouveler l’expérience intense qu’il avait vécue en interprétant le rôle du colonel Lawrence. C’est donc Omar Sharif qui, à sa grande surprise, fut pressenti pour jouer le rôle titre. Ce rôle a fortement contribué à renforcer son statut de star, déjà commencé lors de ses débuts magistraux dans le précédent succès de “Lawrence d’Arabie”.

Il me semble que ces deux films sont intimement liés, bien que les sujets et les lieux d’action soient complètement opposés. Il serait intéressant de comparer les deux films, mais je crois que ce n’est pas le lieu ici de s’essayer à une telle analyse. Peut-être le ferai-je un jour. Cependant, les plans utilisés sur les espaces désertiques, ici de steppe enneigée, nous plongent dans une atmosphère romantique et de nostalgie. Cela est particulièrement manifeste lors de la séquence où le docteur Jivago retrouve la maison inaccessible en plein milieu de la plaine. On distingue le luxe de cette maison dont les objets abandonnés sont recouverts de glace.

Pourtant, lorsque l’on voit ces scènes qui nous plongent dans le froid, on a du mal à s’imaginer que ces scènes ont été tournées principalement en Espagne. Il y faisait alors très chaud. On a dû recourir à des stratagèmes pour nous faire croire que les acteurs jouaient dans le froid, alors que c’était tout le contraire. Ainsi, pour la maison ensevelie sous la glace, dont nous avons parlé au paragraphe précédent, il s’agit en réalité, de couche de cire spéciale recouvrant ces objets. Il a fallu aussi fabriquer de la neige en plastique. Les acteurs devaient également se faire régulièrement maquiller à cause de la chaleur et de la transpiration qui s’en suivait.

Nous pourrions évoquer enfin les grandes scènes qui ont nécessité la participation de nombreux figurants. Les différentes séquences se déroulant à Moscou ont été reconstituées dans la banlieue de Madrid. A l’époque où le film a été réalisé, les circonstances politiques de l’Union Soviétique empêchaient la réalisation sur les lieux mêmes où se déroulait l’action. En effet, le film nous montre un aspect nettement défavorable au régime communiste. Les politiques du pays avaient d’ailleurs interdit la publication du livre original, écrit par Boris Pasternak. Il s’agit d’une autobiographie mettant à mal le régime en place. Cela valut à son auteur le prix Nobel, mais celui-ci le refusera, car il craignait de ne pouvoir retourner dans son pays qu’il aimait tant. D’ailleurs, le livre constitue pratiquement une déclaration d’amour pour la Russie que le film a su magnifiquement nous restituer.

Faites vous une idée de cette grande épopée en découvrant la bande annonce :

bande annonce docteur jivago – Recherche Google

Puis replongez dans cette grande oeuvre après avoir commandé en cliquant ici.

Partager l'article :
  •  
  •  
  •  
  •  
    1
    Partage
  • 1
  •  

Précédent

La liste de Schindler.

Suivant

Voyage au bout de l’enfer.

  1. Jean-Michel Albert, thank you for your blog post.Really thank you! Awesome.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Fièrement propulsé par WordPress & Thème par Anders Norén

Vous pouvez recevoir gratuitement le livre "Vaincre son stress"