Le film “La mort aux trousses” a été réalisé par Alfred Hitchcock, surnommé le maître du suspense. Il est sorti en 1959. Ce film m’a particulièrement impressionné. En découvrant ce film, j’ai été littéralement scotché du début à la fin ; les rebondissements y sont nombreux et on va de surprise en surprise. 

Sans vouloir dévoiler l’histoire du film, afin de ne pas en gâcher le plaisir, je me contenterai juste d’en indiquer le thème. Il s’agit d’un film d’espionnage. A la suite d’un malentendu, un publicitaire new-yorkais, interprété par Cary Grant, est pris pour un espion. Toute la durée du film, on suivra les péripéties du héros qui va tenter de prouver son innocence.

J’ai découvert ce film alors que j’étais en classe de quatrième. Nous avions une heure de cours de cinéma par semaine, pendant laquelle nous étudiions un film en l’analysant, en le décortiquant. C’était un peu comme avec les oeuvres littéraires. Au lieu d’en apprécier le contenu, l’intrigue, on passait au crible le style, les tournures de phrases. On s’interrogeait sur le pourquoi du comment. Finalement, au bout du compte, on pouvait être dégoûté par une oeuvre, avant même de l’avoir découverte. C’était un peu pareil pour le cinéma. Nous avons donc, comme pour les autres films, analysé point par point les différentes séquences du film. Nous avons étudié les cadrages, les différents plans, les enchaînements. Tout y est passé.

Après avoir fait cet état des lieux détaillés, nous avons pu enfin découvrir ce film. Bien que nous connaissions déjà tout le film, je l’ai quand même beaucoup apprécié lors de la projection. Je dirais même que ce que j’avais appris de ce film auparavant me l’a fait encore plus apprécier. A mon sens, cela est révélateur du génie d’Alfred Hitchcock. Chaque scène me captivait.

Je me souviens particulièrement de deux scènes qui m’ont marqué. Au cours de l’histoire, Cary Grant se trouve abandonné dans une grande plaine où il n’y a pas âme qui vive. On voit que Cary Grant est livré à lui-même et qu’il est exposé à un danger bien qu’il soit complètement isolé. D’habitude, pour nous faire signifier qu’une personne est en danger, on utilise des plans en plongée qui viennent écraser le personnage. Les cadrages sont serrés, faisant ressentir un sentiment de gêne. On partage l’inquiétude du héros. Dans cette séquence, c’est tout le contraire. L’angoisse vient du fait que Cary Grant se retrouve seul, comme livré à lui-même. Pas un seul élément de décor si ce n’est que l’immensité de l’espace. On aperçoit bientôt un point dans le ciel qui grandit. On devine qu’il s’agit d’un avion. Le bruit du moteur est exagérément amplifié alors que l’avion est encore loin. A trois reprises, l’avion vient survoler notre héros. On se demande vraiment comment il va s’en sortir. Aucune échappatoire possible. Mais Hitchcock trouve une solution à sa façon pour que son héros se sorte de cette situation périlleuse.

Vers la fin du film, je souhaiterais évoquer également la scène se déroulant sur le mont Rushmore, le monument américain où sont taillés les quatre portraits de présidents américains. La scène est proprement vertigineuse et on a du mal à s’imaginer les conditions du tournage, mais je ne peux pas non plus en dire trop à ce sujet. Il faut découvrir cette scène épique proprement hallucinante. On comprend après coup que les décors ont été reproduits en studio.

Ainsi, contrairement à l’habitude où le fait de décortiquer ou de désosser une oeuvre en l’étudiant dans tous ses aspects peut nous en faire retirer le goût, là, bien au contraire, cela a fait l’effet inverse en ce qui me concerne. D’ailleurs, j’ai pu aussi apprécier dans les même conditions un autre film d’Alfred Hitchcock qui m’a tout autant fasciné et dont je parlerai certainement dans le cadre de notre défi. Il s’agit de “Le Rideau déchiré”.

En attendant, faites vous une idée du film en découvrant la bande annonce de “La mort aux trousses”

bande annonce la mort aux trousses – Recherche Google

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