L’action du film “Le dernier métro” se situe pendant la Seconde Guerre mondiale, à Paris. Il s’agit d’un film de François Truffaut, sorti en 1980. J’aurais pu choisir d’autres films de ce même réalisateur qui a effectué de nombreux autres chefs d’oeuvre, mais celui-ci m’a particulièrement touché à plusieurs points de vue : l’intrigue, le montage, l’ambiance qui régnait alors à Paris sous l’Occupation, les thèmes abordés.

Nous sommes donc sous l’Occupation, à Paris. Les salles de spectacle sont très fréquentées car c’est l’occasion de pouvoir y trouver un peu de chaleur physique qui manque dans les foyers, à cause de la pénurie aussi bien alimentaire qu’énergétique. Dans l’un des théâtres, les répétitions vont bon train sous la direction de Catherine Deneuve qui interprète Marion Steiner, la femme de Lucas, un metteur en scène juif qu’elle remplace. Tout le monde pense que ce metteur en scène a dû fuir la capitale, à cause des mesures antisémites mises en place par le gouvernement de Vichy. En réalité, il est caché dans une pièce secrète. Sa femme vient lui faire part régulièrement de l’avancée des répétitions, ainsi que des faits se déroulant à l’extérieur. Un jeune premier, Bernard Granger, interprété par Gérard Depardieu, fait l’admiration de Marion Steiner. Son mari, en écoutant la description qu’en fait sa femme, comprend qu’elle tombe amoureuse de cet acteur.

Au cours d’une perquisition effectuée par la Gestapo, Bernard, engagé dans la Résistance, va venir au secours de Lucas. La pièce finit par remporter beaucoup de succès, mais un critique soupçonneux va mener la vie dure à la troupe. Finalement, au moment de la Libération, Marion va partager sa vie avec Lucas et Bernard.

Ce film a remporté un très grand succès commercial et obtenu dix récompenses aux Césars, dont celles du meilleur film, du meilleur réalisateur, du meilleur acteur, de la meilleure actrice et de la meilleure musique originale, effectuée par Georges Delerue. On y entend d’ailleurs la chanson “Les amants de Saint Jean” interprétée par Lucienne Delyle et qui sera reprise plus tard par Patrick Bruel.

En me penchant un peu sur la genèse de ce film, j’ai pu découvrir que l’histoire s’inspirerait de la vie de Miss Bluebell. Elle était danseuse d’origine irlandaise et fut la fondatrice des Bluebell Girls qui se produisaient au Lido, à Paris. Je pense aujourd’hui qu’on a oublié son existence, mais cela m’a rappelé une petite anecdote à son sujet. Lors d’une visite au cimetière Montmartre, j’ai eu l’occasion de découvrir sa tombe qui se trouve juste en face de celle de Michel Galabru. J’avais pu y admirer un magnifique buste en bronze la représentant. Or, cette statue fut un jour volée. Quelques années plus tard, on y avait installé à la place une représentation holographique de son portrait très impressionnant. Il semble que le sort s’acharne sur cette tombe, puisqu’elle a également disparu au bout de quelques mois seulement.

Pour en revenir à notre film, il s’inspire des mésaventures vécues par Sacha Guitry lors de la Libération. Soupçonné de collaboration puisqu’il s’était produit devant l’occupant allemand, il dut faire un séjour en prison avant d’être acquitté puis relâché. Le film permet d’évoquer la période sombre pendant laquelle des Français ont pu dénoncer d’autres personnes pour le simple fait de leur religion ou de leur état juif. A cette occasion, j’ai pu aussi découvrir que ces dénonciations étaient très nombreuses et qu’il n’était pas rare, par exemple, qu’une seule famille juive pouvait faire l’objet de plusieurs actes de délation. Difficile dans ce cas d’échapper entre les mailles du filet qui se tendait inexorablement.

Ainsi, le film évoque avec délicatesse mais aussi avec fermeté plusieurs faits douloureux qui se sont passés durant la Seconde Guerre mondiale. Découvrez ce film en visionnant la bande annonce ci-dessous :

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