Voici un deuxième film d’Alfred Hitchcock qui m’a particulièrement plu. Il s’agit de “Le rideau déchiré”, sorti en 1966, avec Paul Newman et Julie Andrews. Il s’agit là d’un film qui m’a complètement saisi tout au long des deux heures de la durée du film. Alfred Hitchcock réussit plusieurs exploits dont celui de créer du suspense à partir de formules mathématiques déployées sous nos yeux. Bien que je ne sois pas très féru en la matière, ce moment est plutôt intense.

L’action se passe au moment de la guerre froide entre les Etats Unis et l’Union soviétique. Sans raison apparente, un physicien nucléaire quitte sa fiancée au moment où il doit se rendre à un congrès à Copenhague. Très surprise, elle décide de le suivre et elle découvre qu’il se rend à Berlin-est et qu’il semble vouloir passer à l’Est. Les scènes qui se suivent nous tiennent en haleine. Je me suis souvent surpris à trépigner devant les mésaventures vécues par le professeur Armstrong interprété par Paul Newman. Sans vouloir dévoiler l’intrigue, je ne peux qu’évoquer les scènes de tentative d’assassinat par strangulation particulièrement réaliste. Je pense aussi à la filature qui se passe dans un musée, ou encore la fuite en bus, ou le moment où le professeur Armstrong tente de retenir une formule mathématique. Rien ne nous est épargné. Il semble qu’Alfred Hitchcock prenne un malin plaisir à mettre nos nerfs à rude épreuve.

La musique de John Addison joue également un rôle très important dans la contribution au suspense continu. Un rythme saccadé souligne les scènes d’action et contribue à nous maintenir dans l’angoisse. Cette musique sera d’ailleurs reprise régulièrement dans des documentaires pour souligner des scènes importantes. Des rebondissements inattendus permettent des pauses pour reprendre nos esprits. Nous croyons que les héros arrivent à se sortir d’affaire, mais un nouveau grain de sable enclenchent à nouveau la machine.

Des plans serrés des visages expressifs nous plongent aussi dans un stress. Nous prenons part ainsi aux sentiments des héros et nous permettent de nous identifier. Comment aurions nous réagi à tel ou tel événement ? Des objets filmés en gros plan, ce que l’on appelle en langage technique, des inserts, nous préviennent d’un danger imminent. Bref, tout un arsenal de mise en scène très étudiée et dont Alfred Hitchcock est le maître favorise les temps de suspense.

On sait aujourd’hui qu’Alfred Hitchcock était très pointilleux et exigeant vis à vis de ses acteurs. Il les mettait dans des situations inconfortables afin d’en tirer le meilleur pour ses films. Par exemple, je me souviens particulièrement du cas de Tippi Hedren dans “Les oiseaux”, autre film angoissant. Elle raconte comment le réalisateur l’a malmenée pour qu’elle puisse restituer la panique qu’elle éprouve devant l’attaque des oiseaux.

Ainsi, dans le film qui nous intéresse, Paul Newman a mal vécu ces moments intenses. Il a décidé de ne plus travailler avec Hitchcock. Il y aurait beaucoup à dire sur ce film que j’aime autant que “La mort aux trousses” dont j’ai déjà parlé. Je peux également évoquer un autre film de Hitchcock qui prend véritablement aux tripes. Il s’agit de “Le crime était presque parfait”, avec Grace Kelly dans le rôle principal. Tout est maîtrisé, rien n’est laissé au hasard. Dans tous ses films, on s’amuse souvent à reconnaître les moments où Hitchcock fait une brève apparition parmi les figurants. Il s’agit là une façon de signer ses films.

Pour avoir un aperçu de ce qui vous attend dans ce film, regardez la bande annonce.

bande annonce le rideau déchiré – Recherche Google

Puis je ne peux que vous recommander d’acheter ce film pour le visionner en cliquant ici.

Partager l'article :
  •  
  •  
  •  
  •  
    1
    Partage
  • 1
  •