J’ai découvert le film “Les dix commandements” lors d’un séjour à Paris, pendant lequel, entre autres visites, j’ai pu admirer le Grand Rex, l’une des nombreuses salles mythiques qui existaient alors à Paris.

J’ai pu admirer le plafond étoilé, ainsi que les décors somptueux de cette salle immense, avec le plaisir gâché par les fumeurs qui nous asphyxiaient à l’époque. Le souvenir de ce film est resté longtemps gravé dans ma mémoire, et le restera sans doute encore un certain temps. Tout était féérique : le film, comme l’environnement.

En fait, ce film est une reprise d’un film que Cecil B. de Mille avait déjà réalisé en 1923. Il s’agissait alors d’un film muet. Le réalisateur a mis tous les moyens techniques possibles à l’époque pour nous proposer un film grandiose, aux effets spéciaux surprenants et magiques. Il nous raconte les faits rapportés dans un livre de l’Ancien Testament, le Livre de l’Exode. Au temps du pharaon Séthi Ier, en Egypte, il est décidé de mettre à mort tous les nouveau-nés des Hébreux du fait de la multiplicité de leur naissance. Moïse échappe à ce destin fatal. A sa naissance, il est sauvé grâce à un stratagème qui consiste à le mettre dans un panier qu’on abandonne sur le Nil. Il est recueilli par la fille du pharaon qui l’élève comme son propre fils.

Moïse, ayant découvert ses origines, sera appelé par Dieu à libérer le peuple hébreu de l’esclavage. Il le conduit dans un pays nouveau et reçoit les tables de la Loi. Plusieurs scènes d’anthologie parsèment ce film d’une durée exceptionnelle de 3 heures 40. Malgré tout, on n’a pas le temps de s’ennuyer ; nous sommes entraînés d’une scène à l’autre, toutes plus fantastiques les unes que les autres. Je n’évoquerai par exemple que les scènes qui m’ont le plus marqué. Tout d’abord, lorsque Moïse fait venir les dix plaies en Egypte pour obliger le pharaon à laisser partir les Hébreux. Malgré tous ces sortilèges très spectaculaires, tels que par exemple, les sauterelles, les grenouilles… Pharaon reste inflexible. Il finit par céder lorsque son fils meurt. Il y a aussi la scène de la traversée de la mer Rouge. Les eaux se séparent pour faire un passage permettant aux Hébreux de traverser à pied sec. A Hollywood, on peut toujours assister au trucage qui a permis de réaliser cette scène fulgurante.

Lorsque Moïse reçoit les tables de la Loi sur le mont Sinaï, on est subjugué par la façon dont les commandements s’inscrivent dans la pierre par des flammes venues du ciel. Dans l’ensemble, pratiquement toutes les scènes ont nécessité la participation d’énormément de figurants. Cela rajoute aux effets grandioses qui nous laissent bouche bée et remplis d’admiration face à cette épopée gigantesque. D’énormes moyens financiers ont été mis à la disposition du réalisateur. Il faut bien admettre qu’il a su les utiliser à bon escient. On peut dire que ce film vient couronner la carrière de Cecil B. de Mille qui d’ailleurs, disparaîtra trois ans après la sortie du film.

Il nous faut également citer la prestation des acteurs dont les principaux, Charlton Heston dans le rôle de Moïse et celui de Yul Brynner, dans celui de Pharaon. Ils incarnent avec emphase ces deux personnages emblématiques et contribuent largement au succès de ce film. Nous y voyons un Moïse accomplissant sa mission avec détermination, confiant dans la puissance de Dieu qui le guide. Le Pharaon est tout aussi déterminé et inflexible ; il persiste dans sa volonté de retenir les Hébreux afin de garder cette main d’oeuvre à bon marché, taillable et corvéable à merci, au mépris du bien-être de ces gens.

Ce film a connu un très grand succès mérité à sa sortie. Il ne s’est jamais démenti et il n’a pas pris une ride, bien qu’il soit sorti depuis pas mal de temps déjà. Je vous propose de regarder la bande annonce ci-dessous :

bande annonce les dix commandements – Recherche Google

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