A mon avis, qui a vu un film de Claude Lelouch, les a pratiquement tous vus. En effet, ses films sont toujours construits sur le même principe. Des histoires entremêlées qui finissent par se recouper. Les protagonistes, dont on suit les histoires en parallèle, se retrouvent à la fin, et on comprend quel est le lien qui les unit. Je dois bien avouer que ce style devient vite lassant, puisqu’il faut sans cesse revenir au fil d’une histoire qu’on a laissée auparavant.

La particularité de ces films repose aussi sur le fait qu’ils font la joie des comédiens, puisque l’auteur laisse libre cours à l’improvisation de ses interprètes à partir d’une trame très soigneusement préparée. On aura compris que je ne suis pas particulièrement un adepte des films de Claude Lelouch, dont le style a quand même révolutionné l’histoire du cinéma. Cela a commencé avec “Un homme et une femme”. Cependant, de toute la filmographie de Claude Lelouch, un film m’a particulièrement enthousiasmé et ému. Il s’agit du film “Les uns et les autres”.

Ce film est sorti en 1981. Il fait parti de l’un de mes premiers émois cinématographiques au moment où je commençais ma vie professionnelle à Paris. Il nous raconte le destin croisé de quatre familles sur trois générations depuis l’année 1936 jusqu’aux années 1980. Les quatre familles sont de différentes nationalités. Nous assistons aux destins d’une famille russe, d’une famille française, d’une famille allemande et d’une famille américaine. Le point commun réunissant ces histoires est la musique. En suivant ces histoires, nous reconnaissons les différentes carrières de Rudolf Noureev, Herbert von Karajan et Glenn Miller. Sauf erreur de ma part, l’histoire de la famille française ne me rappelle pas une biographie particulière. Ainsi, simultanément et de manière chronologique, se tisse l’histoire émouvante des différents protagonistes.

En effet, les scènes auxquelles nous assistons sont empreintes de nostalgie. Plusieurs moments sont forts en émotion. La caméra en main libre nous plonge en pleine action et nous sommes entraînés dans cette immense fresque qui finit par nous submerger. Nous ne pouvons que compatir et vibrer avec toutes ces destinées toutes plus étonnantes les unes que les autres. Nous faisons véritablement corps avec ces différentes familles.

La musique du film est un élément essentiel, d’autant plus que nos assistons au destin de quatre familles dont la musique constitue l’essentiel de la vie. Pour cela, Claude Lelouch a fait appel à deux grands musiciens doués dans leur discipline, à savoir Francis Lai et Michel Legrand. Pour la partie classique, nous pouvons entendre des morceaux de Liszt et Maurice Ravel avec son célèbre Boléro.

Justement, le Boléro de Ravel fait l’objet d’une splendide chorégraphie de Maurice Béjart, que l’on peut voir au début et à la fin du film. Le danseur Jorge Donn y effectue une performance absolument fantastique sous le regard des différents interprètes du film qui sont réunis en final sur le parvis du Trocadéro.

Réellement, je vous invite à découvrir ce film dont voici un avant-goût dans la bande annonce ci-dessous :

 

bande annonce les uns et les autres – Recherche Google

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