Souvent, lorsque nous sommes confrontés à une situation inhabituelle, nous pouvons nous sentir désorientés. Dans un premier temps, si quelqu’un nous dit que “l’inconnu rend fort”, nous pourrons être tentés d’esquisser un sourire dubitatif. Loin de nous l’idée de nous aventurer dans des domaines inconnus. Nous préférons rester dans notre zone de confort. Elle nous rassure et nous permet de nous réfugier au moment où nous pouvons subir des épreuves. Pourtant, nous allons voir que, bien au delà du confort que nous pouvons éprouver, le fait de se risquer dans des nouvelles expériences peut être très enrichissant pour nous.

  • La peur de l’inconnu.

Tout d’abord, le fait de ne pas connaître les personnes qui peuvent nous entourer, peut engendrer un sentiment de crainte ou de peur vis à vis de ces étrangers immédiats. Nous n’osons pas demander quoi que ce soit, car nous avons peur de leur réaction. Comment aborder quelqu’un que nous ne connaissons pas ? Comment va-t-il réagir ? Nous nous imaginons tout de suite que cette personne va réagir négativement et nous avons peur des conséquences. Nous ne nous mettons pas dans la situation où la personne peut réagir positivement. Et pourtant, cette possibilité existe. Ainsi, la plupart du temps, des voisins de palier s’ignorent et passent à côté de services qu’ils pourraient se rendre de peur de se trouver dans des situations inconfortables.

  • Les joies de la découverte.

Ainsi, la peur nous paralyse. Elle nous empêche d’agir. Il nous faut donc faire l’effort d’aller au delà de cette peur pour pouvoir découvrir de nouveaux horizons. Un cas me semble particulièrement frappant. Il pourra sembler extrême mais il me semble qu’il est très évocateur. Régulièrement, dans l’émission de jeu “Fort Boyard”, diffusé l’été, une épreuve dite de “Saut de l’ange” est proposée à des candidats qui sont souvent sujets au vertige. Les candidats concernés sont attachés par les pieds avec une corde reliée à une passerelle qui se trouve à 25 mètres de hauteur au dessus du niveau de la mer. Ils doivent se lancer dans le vide puis récupérer un indice après un ou deux rebonds après le saut. Avant de se jeter dans le vide, les personnes sont saisis d’une grande frayeur, se retrouvent paralysés et incapables de faire le moindre mouvement. Seule la perspective de l’utilité de leur geste les incite à accomplir ce geste difficile. Il est remarquable de voir la joie, le bonheur d’avoir réussi à se dépasser, à avoir surmonté la peur de leur phobie. Ils découvrent alors une nouvelle joie qu’ils n’auraient jamais expérimentée s’ils en étaient restés à leur peur. Il leur a fallu sortir de leur zone de confort pour pouvoir éprouver de nouvelles sensations qu’ils trouvent jouissives.

  • Sortir de notre zone de confort.

Par rapport aux relations avec de nouvelles personnes, il en est de même. C’est à nous de faire le premier pas pour pouvoir aller à la rencontre des autres. Il peut s’agir d’une épreuve redoutable. Nous pouvons être effrayés par la tournure des événements. Mais, à bien y réfléchir, nous nous faisons tout un cinéma de ce qui va pouvoir se passer. Nous grossissons des situations imaginaires et la peur nous empêche d’aller à la rencontre des gens. Il s’agit alors de sortir de notre zone de confort. Pas besoin de faire de grandes actions ou de grandes phrases. Il suffit simplement de dire “Bonjour” à une personne que l’on croise régulièrement. Puis, on peut passer à l’étape suivante en demandant des nouvelles. Le dialogue prend consistance et s’étaye puis, sans que l’on s’en rende vraiment compte, petit à petit, la conversation prendra de la consistance. Des échanges qui pouvaient sembler banaux au début, on passera à des dialogues plus profonds, à des dialogues plus enrichissants. A la fin, les nouveaux amis pourront s’avouer : “Que de temps perdu avons nous passé à nous ignorer, tandis que nous vivions des choses passionnantes dont nous aurions pu profiter mutuellement.”

  • Ne pas anticiper inutilement.

Nous voyons donc que la peur nous paralyse inutilement et que sortir de notre zone de confort est gratifiant. Cessons de nous perdre en conjectures, à faire des suppositions négatives. Osons aller de l’avant. Cela ne peut que nous être bénéfique aussi bien pour nous même que pour notre entourage. Nous apprenons ainsi à nous donner, à partager nos diverses expériences et à découvrir de nouveaux horizons.

Nous pouvons partager ici les différentes situations auxquelles nous avons été confrontés et comment nous avons pu expérimenter des joies nouvelles grâce à des rencontres qui peuvent être inattendues.

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