L’un des moyens utilisés pour partir à la découverte de nos cinq sens est la lecture. Grâce à ce moyen, nous avons accès à des mondes qui nous semblent inaccessibles. Nous pouvons vivre des expériences uniques par le truchement de notre imagination qui nous fait transporter dans des univers qui nous sont inconnus et nous faire vivre des aventures diverses.

Grâce à la lecture, nous pouvons partir à l’assaut d’une montagne, explorer des forêts luxuriantes. Nous pouvons aussi plonger dans des océans abyssaux, voler tout autour de la terre ou dans des espaces infinis. Nous faisons connaissance avec des civilisations inconnues, à leurs coutumes qui peuvent nous sembler étranges, mais peuvent nous enrichir par leurs façons différentes d’appréhender les problèmes de la vie.

Nos cinq sens sont mis à contribution à l’évocation de telle ou telle situation. A mon avis, Gustave Flaubert est l’un des auteurs classiques qui fait le plus appel à nos sens. Dans “Madame Bovary” par exemple, l’auteur réussit à nous faire ressentir le goût du poison que l’héroïne du roman avale pour se suicider. Il s’agit là d’un moment intense du roman que j’espère ne pas dévoiler puisqu’il s’agit d’une oeuvre normalement très connue. Dans “Salammbô”, du même auteur, la scène du festin, au début du roman, nous fait participer aux libations des protagonistes. Grâce à sa description détaillée, Flaubert nous fait participer aux libations des protagonistes. Nous avons véritablement l’impression de faire partie des convives.

Avec Jules Verne, nous pouvons nous identifier facilement avec les personnages dans leurs aventures époustouflantes. Avec “Michel Strogoff”, nous chevauchons dans les steppes de Sibérie et ressentons les nombreuses péripéties vécues par le héros. Dans “Les enfants du Capitaine Grant”, nous partons à la recherche de survivants d’un naufrage. Jules Verne nous fait découvrir des territoires inexplorés et nous sommes émerveillés par la variété des minéraux flamboyants. Il s’agit là d’un des romans les moins connus de Jules Verne mais que j’ai beaucoup apprécié dans mon enfance. Et que dire des autres romans de ce même auteur tout aussi passionnants les uns des autres. Il s’agit là d’un tout petit échantillon cité là à titre d’exemples. J’en veux pour preuve des auteurs tels que Victor Hugo, Alexandre Dumas…

Parfois, lorsqu’un passage nous parle davantage, il est bon de s’y arrêter et de rester sur l’impression du moment, en profitant un maximum de l’expérience vécue et en se laissant emporter par les descriptions de l’auteur. Nous voyons de plus en plus d’invitations à suivre par exemple des stages de lecture rapide. Dans ces conditions, il me semble qu’il est difficile d’expérimenter de telles sensations. Nous passons alors rapidement sur des trésors qui demeurent alors inaccessibles. L’un des moyens que j’utilise pour profiter de tels moments est la lecture à voix haute. Au rythme de la respiration, cela nous oblige à ralentir le débit de la lecture et nous pouvons encore mieux vivre les situations et nous mettre dans la peau des différents personnages.

Une lecture en diagonale, où l’on s’attache aux idées principales nous fait passer à côté de richesses qui resteront inconnues pour nous. De plus, il me semble qu’agir ainsi dénote un manque de respect vis à vis de l’auteur. Nous traitons avec légèreté le travail accompli par l’écrivain, ses travaux de recherche, d’investigation qu’il a dû effectuer pour l’aboutissement de son oeuvre. Dans ce même esprit, en ce qui me concerne, je m’efforce toujours d’aller jusqu’au bout d’un livre, même s’il me paraît ennuyeux et que le livre me tombe des mains. J’essaie toujours de donner une chance à l’auteur. Parfois, et ce n’est pas si rare que cela, la dernière partie du roman devient plus passionnante et mon effort se trouve récompensé. Certes, vous me direz que l’auteur ne sera pas affecté si vous arrêtez son livre en cours de route. Pour moi, il s’agit là d’un principe de respect du travail de l’auteur.

Enfin, la technologie nous donne accès à une véritable bibliothèque portative. Grâce à l’utilisation des tablettes, nous pouvons télécharger une quantité incalculable de livres que nous pouvons découvrir à chaque instant et n’importe où et pour un prix très modique. J’ai essayé cette méthode, mais elle me semble moins attractive qu’un livre normal. Tenir dans ses mains un objet, tourner les pages les unes après les autres, sentir l’odeur du papier et de l’encre, contribuent à mon avis à nous faire entrer ces différents mondes imaginaires. Depuis l’invention de l’imprimerie, rien n’est venu remplacer le plaisir de tenir un livre dans ses mains. Peut-être inventera-t-on un procédé qui permettra de nouvelles sensations. En attendant, profitons à plein de ces moments d’évasion.

Et vous, n’hésitez pas à partager vos sensations de lecture et quelles sont vos oeuvres préférées ou ce qu’elles vous ont apporté.

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