Qui sommes nous ? D’où venons nous ? Où allons nous ? Pendant cette période que nous vivons, il est de plus en plus difficile de se référer à des valeurs. Une sorte de pensée unique vient nous dicter ce que nous devons faire, ce que nous devons penser. Nous pouvons être pris d’une certaine crainte d’exprimer nos opinions, d’être pris pour cible si nous osons exprimer une pensée autre que celle de la pensée dominante ou qui est à la mode. Il est temps d’en finir avec cette sorte de terrorisme intellectuel qui tente de nous bâillonner et nous enferme dans une étroitesse d’esprit. Pour cela, il est bon de tenter de retrouver nos repères pour nous délivrer du carcan de ceux qui nous empêchent de nous exprimer.

  • Oubli du passé.

Au moment du séisme de mai 68, des slogans chocs apparaissaient pour nous rendre soi disant libres. Ils appelaient à faire table rase du passé. C’est alors qu’une entreprise de destruction s’est mise en place. On s’est mis à vouloir supprimer les cours d’histoire en cassant ce qu’on appelle le roman de l’histoire. Nous avons du mal à présent à nous familiariser avec la chronologie et on ne sait plus qui a fait quoi et en quelle période. A l’école, les enfants n’apprennent plus l’histoire de France.

  • Visite au musée Guimet.

Je visitais un jour le musée Guimet à Paris dont le thème est l’art asiatique. L’autre nom de ce musée s’appelle le musée des arts et traditions asiatiques. Un groupe d’enfants d’une dizaine d’années accompagné d’un guide, faisait l’exploration du musée. J’étais très surpris de leur connaissance en sinologie. Ils étaient imbattables sur les dynasties Zhou, Han, Sui et autres. Très intrigué, je ne pus m’empêcher de me livrer à une petite expérience. J’avisai un petit groupe et je leur demandai un renseignement. D’un air détaché, je leur demandai s’ils connaissaient Charlemagne, Louis XIV ou bien Napoléon. Ils n’en avaient jamais entendu parler. L’un d’eux me répliqua même qu’ils devaient faire partie d’une dynastie chinoise qu’ils n’avaient pas encore étudiée.

  • Mélange des styles.

D’autre part, il m’arrive de me rendre au musée du Louvre à Lens où sont parfois organisées des expositions magnifiques et passionnantes. Alors qu’il me restait du temps, j’en ai profité une fois  pour aller voir la galerie du temps qui est consacrée à une exposition permanente. J’ai été très surpris de constater que les oeuvres sont classées par thème et non pas chronologiquement. Ainsi, on pourra trouver côte à côte une statue antique grecque ou romaine, près d’un tableau du XVIIIème siècle représentant un sujet similaire. Les styles n’ont rien à voir l’un avec l’autre. Rien de tel pour casser l’histoire. On perd le contexte historique et finalement, il est plus difficile de comprendre la signification de telle ou telle oeuvre, car le contexte de la création est occulté. Or, connaître les circonstances dans lesquelles ont été élaborées un tableau, une statue est très important pour en saisir toute la portée.

  • Retirer des leçons du passé.

En ce qui concerne l’histoire, le fait de vouloir nous occulter le passé nous coupe de nos racines. Nous perdons ainsi notre identité spécifique et nous n’avons plus conscience de la connaissance de nos valeurs. Ainsi, il est indéniable que notre passé est fortement marqué par la civilisation judéo-chrétienne. Certains veulent nier cette réalité. On fait même commencer l’histoire de France à la révolution française. Pourtant, des faits importants se sont déroulés auparavant qui ont marqué notre civilisation. Ils ont aussi marqué notre identité et notre caractère propre, ce qui fait notre spécificité. Si nous nions ces faits, nous ne pouvons pas tirer profit des avantages acquis. Même, nous ne pouvons pas tenir compte des erreurs passés et, dans l’ignorance de ces erreurs, nous pouvons retomber dans les mêmes travers.

  • Tenir compte de l’esprit de l’époque.

Ainsi, lorsque l’on regarde les événements passés, on les juge avec notre mentalité d’aujourd’hui. Ce que l’on trouve exécrable aujourd’hui ne l’était pas forcément dans le passé. De plus, les circonstances étaient différentes. Ainsi on revisite l’histoire avec nos lunettes déformantes de notre mentalité actuelle. Par exemple, aujourd’hui, il est hors de question de défendre l’esclavage qui est une aliénation de l’homme par l’homme. Aujourd’hui, on veut condamner et faire disparaître le nom de Colbert sous prétexte qu’il a écrit un livre sur la condition des esclaves. C’est un peu vite oublier que, dans les circonstances de ce livre, il cherche au contraire à améliorer leurs conditions de vie en prenant en compte leur humanité. Il encourage les maîtres à les faire baptiser, leur permettre de se marier, d’avoir une sépulture décente, par exemple. Pour l’époque, il s’agit d’une avancée considérable puisqu’on les considérait comme des objets taillables et corvéables. En pointant le doigt sur ce fait, on veut occulter tout ce qu’a apporté Colbert et on oublie très facilement ce qui se passait en Afrique, concernant l’esclavage. Le livre “Le code noir” de Jean-François Niort relate très judicieusement ce problème et remet les pendules à l’heure.

  • Echange des points de vue.

Enfin, sous prétexte de laïcisme, on veut unifier notre pensée en empêchant les religions de s’exprimer. On tombe là dans un laïcisme intégriste : les crèches de Noël, qui font partie de notre culture, sont retirées des lieux publics, ainsi que les statues surmontées d’une croix ; ainsi la statue de Jean-Paul II érigée à Ploërmel doit être retirée ; la RATP à Paris, a fait supprimer dans les logos du Sacré Coeur la croix qui surmonte l’édifice. Même si le terme est inapproprié, une chasse aux sorcières est lancée contre tous les symboles religieux.

Il est donc temps d’en finir avec cette pensée unique qui veut s’installer et nous museler. Retrouvons notre liberté de penser et retrouvons le goût du débat enrichissant, échangeons nos idées, nos points de vue dans le calme et la sérénité. Retrouvons le sens du dialogue qui permet de nous enrichir mutuellement par la confrontation pacifique de nos opinions.

Pour illustrer ces propos, je vous propose de lire le livre dont je fais allusion dans cet article, très riche d’enseignement.

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