Tout homme est habité par une passion. Elle peut constituer un moteur dans sa vie. Il en existe de toutes sortes. Certains se lancent dans des collections et s’acharnent à trouver la pièce rare. D’autres s’adonnent à corps perdu dans leur sport favori. Il en est même qui sont obnubilés par leur travail, qui s’acharnent à travailler à tout prix. Ils s’y jettent à temps complet. Rien d’autre ne compte pour eux. A tel point que le reste ne compte pas. Pour ces derniers passionnés par leur travail, nous allons voir que cela n’est pas sans danger pour leur épanouissement personnel.

  • Un cas extrême.

Lorsqu’une personne aime son travail au point que plus rien d’autre ne compte, tout son temps est monopolisé par cette occupation. Les temps de loisirs n’existent plus, les temps de vacances non plus. Si la personne est célibataire, l’idée d’une diversion lui est complètement étrangère. Elle ne vit que par et pour son métier. Elle ne pense qu’à sa profession et à rien d’autre. J’ai ainsi connu le cas d’un collègue qui vivait continuellement sur son lieu de travail. Il ne le quittait que tard le soir et s’empressait de revenir le lendemain très tôt. Il venait même le week-end et passait ses samedis et dimanches à travailler sur ses dossiers. Inutile de préciser qu’il ne prenait jamais de congés. En fait, il s’avérait que travailler continuellement sans prendre de temps de repos était comme une fuite. Il avait du mal  à se confronter à la vie de tous les jours et se retrouver dans son bureau était comme une échappatoire. Le moment arriva où il fut obligé de partir à la retraite. Ayant atteint le maximum qu’il pouvait accomplir après avoir repoussé ce moment le plus tard possible, il se retrouva complètement désoeuvré, seul et livré à lui-même. Devant ce changement brutal, il ne put s’adapter à sa nouvelle vie et mourut dans l’année qui suivit son départ à la retraite.

  • Savoir varier avec mesure.

Ce cas extrême nous montre bien qu’il est difficile de vivre uniquement en passant son temps au travail quelle que soit la raison. Même si celui-ci est passionnant, même s’il peut se révéler enrichissant, il est bon de pouvoir varier les activités et de pouvoir se ressourcer, ne serait-ce qu’au contact de la nature par exemple et non pas en restant constamment enfermé dans son lieu de travail. D’ailleurs, cela deviendrait très vite insupportable pour la vie de famille. Cela pourrait avoir des conséquences néfastes. Alors, comment faire pour convaincre une personne passionnée par son travail, au point de refuser à prendre des vacances, à consacrer du temps à cette activité ? Il faudrait, je pense, étudier en quoi elle est intéressée par ce travail. A partir de là, il serait possible de proposer un court temps de séjour qui lui permettrait de découvrir un lieu qui ait un point commun avec son travail. Il faudrait s’efforcer alors de montrer les bienfaits que l’on peut en retirer. Une fois bien conseillée et entourée, cette personne pourrait découvrir les richesses qu’elle peut retirer de cette expérience et pourrait ainsi s’ouvrir pour accomplir des séjours de plus en plus longs. Ainsi, pour le bienfait de cette personne, il me semble qu’il est important de la sortir de cette seule activité professionnelle, même si elle en est très férue, pour son équilibre sanitaire. Si elle vit en famille, elle pourra contribuer à renforcer les liens familiaux grâce à ces temps de retrouvaille qui pourront servir à approfondir les connaissances et l’estime entre les membres de la famille.

De  ce que nous venons de dire, il me semble qu’il est effectivement difficile de concevoir que quelqu’un qui aime son travail se refuse de prendre des vacances pour s’y consacrer à fond. Dans son propre intérêt et dans l’intérêt de sa vie familiale ou personnelle, il convient d’assurer un juste équilibre entre la pratique de loisirs dont une partie peut être consacrée aux vacances et le temps de travail.

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