A proximité du parc de Versailles, se trouve un lieu étonnant, l’Arboretum de Chèvreloup. Cet endroit concentre sur 200 hectares toute une collection d’arbres divers regroupés en fonction de leur zone géographique. C’est ainsi qu’il existe une zone américaine, une zone européenne, une zone asiatique, une zone horticole. Dans un cadre enchanteur, on peut partir à la découverte d’arbres parfois étonnants grâce à un parcours de 10 kms. On peut ainsi associer la randonnée avec les plaisirs de la découverte.

  • Une grande variété d’espèces.

Je ne suis pas un expert des arbres. Cependant, j’ai été frappé par le nombre incalculable d’espèces que j’ai pu observer. Dans cet espace réduit, il nous est donné de voyager dans les différents continents grâce aux diverses variétés qui peuplent les forêts du monde. De plus, on ne trouve pas les mêmes espèces en fonction de l’altitude. Chaque arbre évolue et s’adapte selon l’environnement et le climat. Dans la zone asiatique, j’ai été amusé en regardant les espèces naines dans la zone asiatique. A peu de distance, se trouvent les cerisiers japonais parés de magnifiques fleurs exotiques.

  • Une espèce endémique.

Très régulièrement, on peut croiser toutes sortes d’épicéas. On rencontre aussi bien des sapins que l’on a l’habitude de voir dans nos contrées, principalement au moment de Noël, mais aussi des espèces moins courantes comme les sapins d’Algérie, de forme plutôt pyramidale. Il s’agit là d’une espèce endémique et le fait d’en trouver dans cet endroit peut faire signifier qu’il s’adapte particulièrement bien dans cet arboretum. Il trône d’ailleurs en bonne place dès l’entrée du parcours.

  • Dans la zone américaine.

On peut vivre un véritable dépaysement en cheminant dans la zone américaine. En effet, on peut y voir des séquoias immenses. On apprend ainsi que ces arbres vénérables peuvent vivre jusqu’à 2500 ans. On imagine les changements qu’ils ont dû côtoyer. On se sent pris de vertige devant le tournis de l’Histoire. Si ces arbres pouvaient parler, sans doute ils pourraient nous raconter mille anecdotes qui se sont passées tout près d’eux. Ils ont dû être le témoin d’histoires tragiques ou heureuses, de l’évolution d’une saga familiale, par exemple.

  • Evolution en fonction des saisons.

En fonction des saisons, les paysages doivent changer. Les arbres ne se présentent pas de la même façon en venant en hiver ou en été. Au printemps, certains arbres sont en fleurs et il faut savoir profiter d’une période favorable pour découvrir toute la richesse qui peut se déployer alors. Il convient donc de fréquenter ce parc original à différentes périodes de l’année. Malheureusement, il me semble que le parc est fermé en hiver, il est donc difficile de profiter d’un paysage de neige. On pourra se rattraper en vivant d’autres émotions pendant la période des beaux jours, en faisant une randonnée, ou même en y faisant un pique-nique dans une clairière aménagée.

  • Avantages et inconvénient.

Le seul bémol qu’on pourra attribuer à cet endroit est la présence d’une autoroute à proximité dont on entend le ronronnement des voitures en fond sonore. Il faut arriver à faire abstraction de cet inconvénient pour profiter pleinement de ce lieu enchanteur, voire, par endroits, dépaysant. Par moment, des trouées dans les bois nous laissent montrer les allées voisines du parc du château de Versailles, des panoramas se laissent parfois découvrir tout au long de ce parcours qui s’efforce de nous montrer un maximum de paysages, grâce à une signalisation orange très visible et qui nous guide sûrement.

Cependant, grâce à la variété des paysages et aux explications succinctes mais essentielles, il nous est permis de passer un excellent moment avec, parfois, en prime, la rencontre d’un écureuil traversant rapidement un chemin, ou le ramage mélodieux des oiseaux qui s’interpellent.

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